Rupture anticipée du bail en colocation

Dernière mise à jour : 26 février 2026

Rupture anticipée du bail en colocation : droits, préavis et démarches

Vous souhaitez quitter votre colocation avant le terme prévu par le bail ? Que ce soit pour une mutation professionnelle, un changement de situation personnelle ou simplement l'envie d'un nouveau départ, la loi française vous autorise à résilier votre contrat de location à tout moment. Encore faut-il respecter les règles du jeu : délai de préavis, formalités de notification, obligations financières pendant la période de congé, gestion de la clause de solidarité. Ce guide vous explique pas à pas comment organiser votre départ dans les règles, en préservant vos intérêts et vos relations avec le propriétaire et vos colocataires.


Le droit de résilier à tout moment, sans motif

Le principe fondamental est posé par l'article 12 de la loi du 6 juillet 1989 : le locataire peut résilier le contrat de location à tout moment. Il n'a pas à justifier sa décision. Le propriétaire ne peut ni refuser le congé ni exiger que vous fournissiez un motif de départ.

Ce droit est d'ordre public, ce qui signifie qu'aucune clause du bail ne peut y déroger. Si votre contrat contient une clause qui vous interdit de partir avant une certaine date ou qui impose des pénalités en cas de départ anticipé, cette clause est réputée non écrite et donc inapplicable.

En revanche, la résiliation par le locataire est soumise au respect d'un délai de préavis dont la durée varie selon le type de logement et sa localisation géographique.


La durée du préavis : meublé, non meublé et zone tendue

En colocation meublée : un mois de préavis

La grande majorité des colocations en France sont proposées en meublé. Dans ce cas, l'article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989 fixe le délai de préavis à un mois, quelle que soit la zone géographique du logement. Il n'existe aucune distinction entre zone tendue et zone non tendue pour les locations meublées : le préavis est toujours d'un mois.

En colocation non meublée : trois mois, réduits à un mois en zone tendue

Pour une colocation en location vide (non meublée), le préavis de droit commun est de trois mois (article 15-I de la loi du 6 juillet 1989). Toutefois, ce délai est ramené à un mois dans plusieurs situations prévues par la loi :

  • Le logement est situé en zone tendue (les communes concernées sont listées par le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013, complété par des décrets ultérieurs). Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Montpellier, Toulouse, Nantes et la plupart des grandes agglomérations sont en zone tendue.
  • Le locataire bénéficie du RSA ou de l'allocation adulte handicapé (AAH).
  • Le locataire se voit attribuer un logement social.
  • Le locataire justifie d'une mutation professionnelle, d'un premier emploi, d'une perte d'emploi ou d'un nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi.
  • L'état de santé du locataire, constaté par certificat médical, justifie un changement de domicile.

Dans chacun de ces cas, le locataire doit préciser le motif de réduction du préavis dans sa lettre de congé et y joindre le justificatif correspondant.

Un point essentiel à retenir : le bail ne peut jamais imposer un préavis plus long que le minimum légal. Si votre contrat de colocation prévoit un préavis de deux mois alors que vous êtes en location meublée, cette clause est réputée non écrite. Le délai applicable reste d'un mois. En revanche, rien n'interdit au bail de prévoir un préavis plus court que le minimum légal, même si ce cas est rarissime en pratique.

Attention : Ne confondez pas le préavis du locataire et celui du propriétaire. Le bailleur, lui, doit respecter un préavis de trois mois en meublé et de six mois en location vide. Les délais ne sont pas symétriques.


Comment notifier votre congé : les formes valides

La notification du congé est un acte formel qui doit respecter des conditions précises. Un congé mal notifié peut être contesté, ce qui repousse le début du préavis.

Les trois modes de notification reconnus par la loi

L'article 15-I de la loi du 6 juillet 1989, tel que modifié par la loi ALUR de 2014, prévoit trois modes de notification du congé :

  1. La lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) : c'est le mode le plus courant et le plus sûr. Le préavis commence à courir à la date de première présentation de la lettre au propriétaire, même si celui-ci ne la retire pas.

  2. La remise en main propre contre récépissé ou émargement : vous remettez la lettre directement au propriétaire, qui signe un reçu daté. Le préavis court à compter de cette date de remise.

  3. L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier) : ce mode est le plus coûteux mais le plus incontestable. Le préavis court à compter de la date de signification de l'acte.

Les modes de notification sans valeur légale

Un point de vigilance important : un congé transmis par SMS, par courriel, par message sur une application de messagerie ou par simple courrier sans accusé de réception n'a aucune valeur juridique. Même si le propriétaire en accuse réception oralement, ces modes de communication ne constituent pas une notification valable au sens de la loi. En cas de litige, le juge considérera que le congé n'a jamais été donné.

Astuce : Si vous êtes en bons termes avec votre propriétaire, la remise en main propre contre récépissé est la solution la plus simple et la moins coûteuse. Préparez deux exemplaires de la lettre : un pour le bailleur, un pour vous, que le propriétaire datera et signera comme reçu. Cela vous évite les délais postaux et le coût du recommandé.

Le point de départ du préavis

Le préavis court à compter de la date de réception de la notification par le propriétaire, et non à compter de la date d'envoi. En cas de LRAR, c'est la date de première présentation par le facteur qui fait foi. Si le propriétaire refuse le pli ou ne le retire pas, la date de première présentation reste valable.

Concrètement, si vous envoyez votre lettre recommandée le lundi 2 mars et qu'elle est présentée au propriétaire le mercredi 4 mars, votre préavis d'un mois court du 4 mars au 4 avril. Vous êtes redevable du loyer jusqu'au 4 avril inclus.


Vos obligations financières pendant le préavis

Le loyer reste dû pendant toute la durée du préavis

Pendant la période de préavis, vous restez redevable du loyer et des charges, même si vous avez déjà quitté physiquement le logement. Le préavis est un délai pendant lequel le bail continue de produire ses effets. Le fait de rendre les clés avant la fin du préavis ne vous dispense pas du paiement.

Le loyer du dernier mois est calculé au prorata du nombre de jours restants si le préavis ne se termine pas le dernier jour du mois. Par exemple, si votre préavis expire le 15 du mois, vous ne devez que la moitié du loyer mensuel pour ce dernier mois.

L'exception : un nouveau locataire entre avant la fin du préavis

L'article 15-I de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que le locataire n'est redevable du loyer et des charges que pendant la durée effective d'occupation du logement. Autrement dit, si le propriétaire trouve un nouveau locataire (ou un colocataire remplaçant) qui emménage avant la fin de votre préavis, votre obligation de payer le loyer cesse à la date d'entrée de ce remplaçant.

C'est pourquoi il est dans votre intérêt d'aider activement le propriétaire à trouver un remplaçant. Plus la transition est rapide, moins vous aurez de loyer à payer.

Astuce : Proposez à votre propriétaire de publier une annonce pour trouver votre remplaçant, de faire visiter votre chambre et de pré-sélectionner des candidats. Cette démarche proactive démontre votre bonne foi et peut raccourcir considérablement votre période de préavis effectif.


Bail unique ou baux individuels : des conséquences très différentes

Le type de bail qui encadre votre colocation a un impact majeur sur les conséquences de votre départ. Consultez notre guide du bail de colocation pour comprendre en détail les deux formules.

Le bail unique (collectif) avec clause de solidarité

Dans un bail unique, tous les colocataires sont parties au même contrat. Lorsque vous donnez congé, vous quittez le bail mais celui-ci se poursuit avec les colocataires restants. Le départ d'un seul colocataire ne met pas fin au bail collectif.

Cependant, la question de la clause de solidarité se pose avec une acuité particulière. Si le bail contient une telle clause, vous restez solidairement responsable du paiement du loyer et des charges même après votre départ, et ce pendant une durée maximale de six mois à compter de la date d'effet de votre congé (article 8-1 de la loi du 6 juillet 1989, issu de la loi ALUR de 2014).

Cette solidarité prend fin de manière anticipée si un nouveau colocataire est inscrit au bail par avenant avant l'expiration de ce délai de six mois. Dès que l'avenant est signé, vous êtes libéré de toute obligation solidaire.

Attention : La solidarité de votre caution (garant) suit le même régime. Si une personne s'est portée garante pour vous, son engagement perdure dans les mêmes conditions : six mois après votre départ, ou jusqu'au remplacement effectif sur le bail. Informez votre garant de votre départ pour qu'il soit conscient de cette situation.

Le bail unique sans clause de solidarité

Si le bail unique ne comporte pas de clause de solidarité, votre responsabilité est limitée à votre quote-part de loyer pendant la durée du préavis. Une fois le préavis achevé, vous n'avez plus aucune obligation financière.

Les baux individuels

Avec des baux individuels, votre départ est juridiquement plus simple. Vous résiliez votre propre contrat, qui porte sur une partie privative (votre chambre) et un droit d'usage des parties communes. Votre congé n'a aucune incidence sur les baux des autres colocataires. Il n'existe pas de clause de solidarité entre colocataires en baux individuels.

Le propriétaire devra trouver un nouveau locataire pour occuper votre chambre et signer un nouveau bail individuel avec cette personne. Pour en savoir plus sur les conséquences pratiques, consultez notre guide des droits et devoirs du colocataire.


Les cas de départ sans préavis

Dans certaines situations exceptionnelles, la loi autorise le locataire à quitter le logement sans respecter le délai de préavis.

Logement indécent ou inhabitable

Si le logement ne répond pas aux critères de décence définis par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 (absence de chauffage, infiltrations graves, installation électrique dangereuse, surface inférieure aux normes, présence de plomb ou d'amiante non traité), le locataire peut mettre le propriétaire en demeure d'effectuer les travaux nécessaires. En l'absence de réponse dans un délai raisonnable, le locataire peut saisir le juge pour obtenir une réduction de loyer ou la résiliation du bail sans préavis.

Violences au sein du logement

Depuis la loi du 23 novembre 2018 puis la loi du 28 décembre 2019, le locataire victime de violences conjugales ou intrafamiliales au sein du logement peut bénéficier d'un départ immédiat, sans préavis, sur présentation d'une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales. Cette disposition protège également les colocataires victimes de violences de la part d'un autre occupant du logement.

Manquements graves du propriétaire

Lorsque le bailleur ne respecte pas ses obligations essentielles (non-réalisation de travaux urgents mettant en péril la sécurité des occupants, coupure volontaire de l'alimentation en eau ou en énergie), le locataire peut demander la résiliation judiciaire du bail aux torts du propriétaire, avec dispense de préavis et éventuellement des dommages et intérêts.

Attention : Dans tous ces cas, il est fortement recommandé de constituer un dossier de preuves solide (photos, constats, courriers, certificats médicaux, plainte) avant de quitter le logement. Un départ non justifié peut être requalifié en abandon de domicile par le propriétaire et donner lieu à des poursuites.


La négociation avec le propriétaire

Avant d'en arriver à une rupture formelle, une discussion franche avec le propriétaire peut aboutir à un accord amiable plus favorable pour les deux parties.

Proposer un remplaçant

Le meilleur argument pour négocier une sortie rapide est de présenter au propriétaire un candidat sérieux pour reprendre votre place. Un propriétaire qui sait que le loyer continuera à être perçu sans interruption sera bien plus enclin à accepter un départ anticipé ou à réduire le préavis de manière amiable.

Concrètement, vous pouvez chercher un remplaçant dans votre réseau personnel, publier une annonce sur une plateforme de colocation ou demander à vos colocataires de solliciter leurs propres contacts. Présentez au propriétaire un dossier complet du candidat (pièce d'identité, justificatifs de revenus, garant le cas échéant) pour faciliter sa décision.

Formaliser l'accord par écrit

Si le propriétaire accepte de réduire votre préavis, de renoncer à la solidarité résiduelle ou de vous restituer le dépôt de garantie de manière anticipée, formalisez cet accord par un document écrit signé par les deux parties. Un simple échange de courriels ne suffit pas toujours à prouver l'existence d'un accord en cas de litige ultérieur.

L'accord amiable peut prendre la forme d'un avenant au bail ou d'un protocole transactionnel. Il doit mentionner la date de départ convenue, les conditions financières (loyer dû, sort du dépôt de garantie) et, le cas échéant, la fin anticipée de la clause de solidarité.


Le dépôt de garantie après votre départ

La restitution du dépôt de garantie est souvent source de tensions en colocation. Les règles diffèrent selon le type de bail.

En bail individuel

Le propriétaire doit vous restituer le dépôt de garantie dans un délai de un mois après l'état des lieux de sortie si celui-ci est conforme à l'état des lieux d'entrée, ou de deux mois si des dégradations sont constatées (article 22 de la loi du 6 juillet 1989). Passé ce délai, une pénalité de 10 % du loyer mensuel par mois de retard est due.

En bail unique

La situation est plus délicate. En principe, le dépôt de garantie n'est restitué qu'au départ du dernier colocataire, puisqu'un seul dépôt a été versé pour l'ensemble du bail. Le colocataire sortant doit donc s'arranger avec ses colocataires restants ou avec son remplaçant pour récupérer sa part du dépôt de manière amiable.

Les retenues possibles

Le propriétaire peut déduire du dépôt de garantie les sommes justifiées par :

  • Les loyers ou charges impayés au moment du départ.
  • Les réparations locatives rendues nécessaires par des dégradations imputables au locataire, au-delà de la vétusté normale. Le propriétaire doit fournir des devis ou des factures pour justifier les retenues.
  • La régularisation des charges si les provisions versées étaient inférieures aux charges réelles. Le bailleur peut conserver jusqu'à 20 % du dépôt dans l'attente de l'arrêté annuel des comptes de charges.

Astuce : En cas de retenue que vous estimez injustifiée, adressez au propriétaire une lettre recommandée de contestation détaillant les motifs de votre désaccord. Si le litige persiste, vous pouvez saisir gratuitement un conciliateur de justice avant de porter l'affaire devant le tribunal judiciaire. Retrouvez toutes les informations dans notre guide du dépôt de garantie.


L'état des lieux de sortie

L'état des lieux de sortie est un document crucial qui conditionne directement la restitution de votre dépôt de garantie. Ne le négligez sous aucun prétexte.

Préparation avant le jour J

Avant l'état des lieux, prenez le temps de nettoyer soigneusement votre chambre et les espaces communs dont vous êtes responsable. Rebouchez les trous dans les murs, remplacez les ampoules grillées, détartrez la robinetterie. Comparez l'état actuel avec votre état des lieux d'entrée et effectuez les petites réparations locatives qui vous incombent.

Photographiez chaque pièce avec un horodatage visible. Ces photos constituent une preuve en cas de contestation ultérieure.

Le jour de l'état des lieux

L'état des lieux doit être réalisé de manière contradictoire, c'est-à-dire en présence du bailleur (ou de son représentant) et du locataire sortant. Il est rédigé sur un formulaire ou un document libre, pièce par pièce, en notant l'état de chaque élément (murs, sols, plafonds, menuiseries, équipements).

Si vous constatez un désaccord sur certains points, inscrivez vos réserves directement sur le document avant de le signer. Vous conservez un exemplaire original.

En colocation, l'état des lieux de sortie peut ne porter que sur votre partie privative si les colocataires restants demeurent dans les espaces communs. Ce point mérite d'être discuté avec le propriétaire en amont. Pour approfondir le sujet, consultez notre guide de l'état des lieux.

En cas de refus du propriétaire

Si le propriétaire refuse de réaliser l'état des lieux de sortie ou ne se présente pas au rendez-vous, envoyez-lui une mise en demeure par LRAR en proposant une nouvelle date. En l'absence de réponse, vous pouvez faire appel à un commissaire de justice pour établir un état des lieux unilatéral, dont les frais seront partagés entre les parties.


Modèle de lettre de congé

Voici un modèle de lettre que vous pouvez adapter à votre situation. Envoyez-la par lettre recommandée avec avis de réception, remettez-la en main propre contre récépissé, ou faites-la signifier par commissaire de justice.

[Votre prénom et nom]
[Votre adresse actuelle]
[Votre téléphone]
[Votre courriel]

[Nom du propriétaire ou de l'agence]
[Adresse du propriétaire ou de l'agence]

À [ville], le [date]

Objet : Congé du bail d'habitation — [adresse du logement]

Madame, Monsieur,

Par la présente, je vous notifie mon congé du bail d'habitation portant
sur le logement situé au [adresse complète du logement], dont je suis
locataire/colocataire depuis le [date d'entrée dans les lieux].

Conformément à l'article 15-I de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989,
ce congé prendra effet à l'expiration d'un délai de [un mois / trois mois]
à compter de la réception de la présente lettre, soit le [date estimée
de fin de préavis].

[Si préavis réduit à un mois en location vide, ajoutez :]
Je bénéficie d'un préavis réduit à un mois au motif suivant :
[zone tendue / mutation professionnelle / perte d'emploi / etc.].
Vous trouverez ci-joint le justificatif correspondant.

Je me tiens à votre disposition pour convenir d'une date de réalisation
de l'état des lieux de sortie et de remise des clés.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes
salutations distinguées.

[Signature]
[Prénom et nom]

Astuce : Conservez précieusement l'avis de réception de la lettre recommandée ou le récépissé de remise en main propre. Ce document constitue la preuve du point de départ de votre préavis et peut être déterminant en cas de litige.


Prévenir et informer vos colocataires

Au-delà des obligations légales vis-à-vis du propriétaire, un départ en colocation implique une dimension humaine et pratique qu'il ne faut pas sous-estimer.

Annoncer votre départ le plus tôt possible

Même si rien ne vous y oblige juridiquement, prévenir vos colocataires avant d'envoyer votre lettre de congé est une marque de respect qui facilite la transition. Vos colocataires auront besoin de temps pour trouver un remplaçant, réorganiser la répartition des charges ou ajuster leur budget si la part de loyer évolue temporairement.

Participer à la recherche d'un remplaçant

Votre implication dans la recherche d'un nouveau colocataire profite à tout le monde : vos colocataires trouvent plus vite un profil compatible, le propriétaire maintient son revenu locatif et vous réduisez potentiellement votre période de préavis effectif. Consultez notre guide du départ en colocation pour des conseils pratiques sur l'organisation de cette transition.


Récapitulatif des étapes de la rupture anticipée

Pour conclure, voici les grandes étapes d'un départ bien organisé :

Avant le congé :

  1. Relisez votre bail pour identifier le type de contrat (bail unique ou individuel), la présence d'une clause de solidarité et le délai de préavis applicable.
  2. Discutez avec votre propriétaire pour explorer la possibilité d'un accord amiable, notamment si vous pouvez proposer un remplaçant.
  3. Informez vos colocataires de votre intention de partir.

La notification :

  1. Rédigez votre lettre de congé en précisant la date souhaitée de fin de préavis et, le cas échéant, le motif de réduction du préavis.
  2. Envoyez la lettre par LRAR, remise en main propre contre récépissé ou acte de commissaire de justice.

Pendant le préavis :

  1. Continuez à payer votre loyer et vos charges jusqu'à la fin du préavis (ou jusqu'à l'entrée d'un remplaçant).
  2. Préparez le logement : nettoyage, petites réparations locatives, rassemblement de vos affaires.
  3. Prenez des photos datées de l'état du logement.
  4. Convenez d'une date d'état des lieux de sortie avec le propriétaire.

Le jour du départ :

  1. Réalisez l'état des lieux de sortie contradictoire avec le propriétaire.
  2. Remettez l'ensemble des clés, badges et télécommandes.
  3. Conservez votre exemplaire de l'état des lieux, l'avis de réception de votre lettre de congé et les preuves de paiement du loyer.

Après le départ :

  1. Suivez la restitution du dépôt de garantie dans les délais légaux.
  2. En cas de retenue injustifiée, contestez par LRAR puis saisissez un conciliateur de justice si nécessaire.

Pour aller plus loin

La rupture anticipée du bail en colocation n'a rien d'exceptionnel et le droit français protège largement le locataire dans cette démarche. En respectant les délais de préavis, en notifiant correctement votre congé et en documentant soigneusement l'état du logement, vous limitez les risques de litige et préservez votre dépôt de garantie.

Pour compléter votre lecture :

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour toute situation particulière, consultez un professionnel du droit ou une association de défense des locataires (ADIL, CLCV, UFC-Que Choisir).

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